C’est la fin des haricots ?

Crise financière, crise écologique, crise migratoire, etc. Nous vivons en crise, et pourtant les gens sont plus riches que jamais. En effet la France c’est le pays en Europe qui exporte le plus de millionnaires en euro. Et nous alors ? diront les gilets jaunes, les sans dents, etc.

Crise financière, crise écologique, crise migratoire, etc.

Nous vivons en crise, et pourtant les gens sont plus riches que jamais. En effet la France, c’est le pays en Europe qui exporte le plus de millionnaires en euro. Et nous alors ? diront les gilets jaunes, les sans dents, etc.

Et bien je leur dit solennellement vous êtes, les perdants et les gagnants du jeu.

Les perdants d’un jeu dont personne ne comprend les règles, mais ce qui est sûr c’est qu’ils sont de moins en moins nombreux à posséder des haricots pour finir la partie. Et en même temps certains en accumulent tellement qu’ils ne savent plus quoi en faire de leur butin. Et plus la partie avance pire ça devient pour ceux qui perdent.

Certains d’entre eux sont exclus du jeu dès leur débuts, d’autres tentent désespérément de gagner du temps, mais tous ont l’impression que ceux-ci ou ceux-là trichent. Ils commencent à se demander comment certains gagnent autant en si peu de temps alors qu’eux s’en sortent a peine ?

Un truc ne vas pas se disent-ils. Ils ont raison le jeu est truqué depuis longtemps mais tout le monde gagne plus ou moins sauf ceux exclus dès le début.

Au lieu de se demander comment on rend le jeu plus intéressant pour tous, la majorité des gens préfèrent taxer ceux qui accumulent des haricots. Pour équilibrer en quelque sorte les niveaux de pertes, et ralentir ceux qui accumulent des haricots.

Mais n’est-ce pas de la triche aussi ? Que de changer les règles du jeu au bénéfice des perdants ? Parlons de la vraie vie maintenant fini de jouer.

A qui imputer les crises ? Au monde de la finance, aux politiciens, aux francs-maçons et autres illuminati ?

La réponse est simple. Nous sommes tous responsables de ce qui se passe en bien ou en mal dans ce monde. Chacun a notre niveau nous choisissons presque tous la facilité au quotidien. Prenons un exemple concret, nos achats du quotidien.

Il est difficile de se questionner sur la provenance et la qualité de certains des produits de grande consommation quand on n’a pas les moyens. En disant cela, on dit tout et rien en même temps.

C’est pourtant pas compliqué certains produits sont peu cher car ils sont le résultat de l’exploitation de l’être humain de la terre etc. Et pourtant nous acceptons ce fait pourvu que cela ne nous concerne pas.

Quand des citoyens européens sont traités comme des esclaves pour ramasser des tomates par exemple en Espagne ce n’est pas un problème. Que les mêmes tomates soient ramassées par des esclaves d’origine africaine nous crions au retour de l’esclavage. Il s’agit d’esclaves dans les deux cas ou pas ?

L’esclavage reste toujours présent et nous en profitons silencieusement chacun à notre niveau. Nous sommes parfois maîtres, parfois esclaves c’est la vie comme diraient certains.

Idem pour les maisons de retraite ça choque personne que nos vieux soit maltraités par des esclaves de l’est ou des africains qui sont eux-mêmes maltraités par leurs boites d’intérim etc.

Pourvu que cela nous coûte moins cher et que l’on ne soit pas victimes de ce système. Je reviens à mes sans dents, ces nouveaux esclaves du système qui ont fermé les yeux sur l’exploitation honteuse de leurs confrères de l’Est de l’Europe de l’Afrique etc.

Non seulement ils ont fermé les yeux, mais ils ont profité de cette main d’œuvre pas chère, des services sexuels de qualité à bas prix, des ressources naturelles quasi gratuites etc. Les miséreux dont le passe-temps devient la dénonciation de ce même système, ont profité et profitent encore pour certains, en silence.

Quand on accepte ce que j’ai cité plus haut nous devons accepter le risque de devenir victime du système en cas de défaillance non ? C’est le principe du risque partagé ou un truc du genre. L’affaire récente des faux steaks hachés est logique, elle est juste un des résultat de ce système.

Je vous laisse imaginer les failles béantes dans le système à tous les niveaux. Nous ne sommes pas à l’abri de grandes catastrophes sanitaires et j’ai comme l’impression que nous les méritons.

Nous sommes le système que l’on dénonce il est notre reflet. Que voyez-vous le matin en vous regardant dans le miroir ? Si ce que vous voyez vous convient ne changez rien. Pour les autres remettez-vous en question !

Veillez à ne pas financer n’importe qui et n’importe quoi quand vous faites vos achats, veillez à ne pas donner le pouvoir et l’argent qui va avec à n’importe qui. Soyez attentifs agissez, informez-vous, il n’est pas suffisant de manifester son mécontentement dans la rue ou sur les réseaux sociaux etc.

L’ignorance volontaire de certains crimes nous rend coupables en partie des crimes en question. Il faut s’informer le plus possible et veiller à défendre la presse. Un homme informé en vaut deux.

Il faut veiller à ce que l’on ne profite pas du système, sinon on passe pour un imposteur quand on le dénonce.

La fin des haricots est proche ?

Je dirais pas encore, les exploités volontaires sont de plus en plus nombreux, les exploiteurs également qui vont de pair avec les profiteurs. Et par profiteur je n’entends pas forcement l’exploiteur car le crime profite aussi à celui qui le dénonce. Je te tiens tu me tiens par la… Bref ce sinistre jeu continue et c’est à nous d’en définir les règles et ce calmement.

Lire l’article sur le blog de mediapart

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